Eklablog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Simple (3) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 3.

Simple  se lève en pyjama. Personne n'est levé. Il mange un apéricube au poivre et boit du whisky. Puis il va boire de l'eau dans la cuisine et il laisse le robinet ouvert. Il trouve un briquet et le prend. Il va  dans la salle de bain où Aria prend sa douche, et il voit qu'elle n'a  "pas de queue"... Quand Enzo se lève, ils vont réveiller Kléber. Puis Kléber et Simple vont faire des courses pour la colocation, et ils rencontrent dans l'escalier un voisin qui n'est pas très content car ils ont encombré le vide-ordures ... 

 

 

Nous avons choisi cet extrait:

 

5824370203_92501694bf.jpg[...] Il poussa un «ah!» de triomphe  en apercevant sur la table  basse les restes de l'apéritif. Il y avait là des Apéricube que son frère ne lui avait pas laissé le temps d'expérimenter. Il sortit un des cubes de fromage goût poivre de son emballage et l'aplatit contre son palais. Il devint tout rouge et se dépêcha de recracher la bouillie épicée.

- C'est poison, c'est poison! s'écria monsieur Pinpin en faisant des bonds. Tiens, bois!

Il poussa vers Simple la bouteille de whisky. Simple s'en versa un bon demi-verre et but. Il crut étouffer.

- Tu vas être mort! s'enthousiasma monsieur Pinpin.

Simple courut vers la cuisine, ouvrit le robinet et mit la tête dessous. Il but puis se redressa, négligeant de refermer le robinet. Il venait d'apercevoir quelque chose de très intéressant .

        - Un feu, dit-il à monsieur Pinpin.

Il y avait un briquet près d'un cendrier. Simple le toucha du bout du doigt , s'attendant à en voir jaillir une flamme.

    - Prends, prends! l'encouragea monsieur Pinpin.

    - Y a pas un beaud'homme dedans?

     - Mais non! Il serait tout brûlé .

Simple leva les yeux au plafond tout en attrapant le briquet. Il ne souhaitait pas voir ce que faisait sa main, car Kléber ne serait sûrement pas d'accord. Il se sentait tellement coupable qu'il sursauta en entendant une porte s'ouvrir. Il glissa le briquet  dans sa manche et s'apprêta à regagner sa chambre. Mais l'appartement était grand et Simple se trompa de direction. Il alla tout droit vers la salle de bain où Aria venait de se faufiler, à demi drapée dans un tee-shirt d'Emmanuel. [...]
 

 

Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

Voir les commentaires

le vilain petit canard (3) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

canard [...] Enfin le gros œuf creva. « Pi-pip, » fit le petit, et il sortit. Comme il était grand et vilain ! La cane le regarda et dit : « Quel énorme caneton. Il ne ressemble à aucun de nous. Serait-ce vraiment un dindon ? ce sera facile à voir : il faut qu’il aille à l’eau, quand je devrais l’y traîner. »

Le lendemain, il faisait un temps magnifique : le soleil rayonnait sur toutes les vertes bardanes ; la mère des canards se rendit avec toute sa famille au fossé. « Platsh ! » et elle sauta dans l’eau. « Rap-rap, » dit-elle ensuite, et chacun des petits plongea l’un après l’autre ; et l’eau se referma sur les têtes. Mais bientôt ils reparurent et nagèrent avec rapidité. Les jambes allaient toutes seules, et tous se réjouissaient dans l’eau, même le vilain grand caneton gris.

« Ce n’est pas un dindon, dit-elle. Comme il se sert habilement de ses jambes, et comme il se tient droit ! C’est mon enfant aussi : il n’est pas si laid, lorsqu’on le regarde de près. Rap-rap ! Venez maintenant avec moi : je vais vous faire faire votre entrée dans le monde et vous présenter dans la cour des canards. Seulement ne vous éloignez pas de moi, pour qu’on ne marche pas sur vous, et prenez bien garde au chat. »

Ils entrèrent tous dans la cour des canards. 

Quel bruit on y faisait ! Deux familles s’y disputaient une tête d’anguille, et à la fin ce fut le chat qui l’emporta.

« Vous voyez comme les choses se passent dans le monde, » dit la cane en aiguisant son bec ; car elle aussi aurait bien voulu avoir la tête d’anguille. « Maintenant, remuez les jambes, continua-t-elle ; tenez-vous bien ensemble et saluez le vieux canard là-bas. C’est le plus distingué de tous ceux qui se trouvent ici. Il est de race espagnole, c’est pour cela qu’il est si gros, et remarquez bien ce ruban rouge autour de sa jambe : c’est quelque chose de magnifique, et la plus grande distinction qu’on puisse accorder à un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas le perdre, et qu’il doit être remarqué par les animaux comme par les hommes. Allons, tenez-vous bien ; non, ne mettez pas les pieds en dedans : un caneton bien élevé écarte les pieds avec soin ; regardez comme je les mets en dehors. Inclinez-vous et dites : « Rap ! »

Ils obéirent, et les autres canards qui les entouraient les regardaient et disaient tout haut : « Voyez un peu ; en voilà encore d’autres, comme si nous n’étions pas déjà assez. Fi, fi donc ! Qu’est-ce que ce canet-là ? Nous n’en voulons pas. »[...]


Traduction par David Soldi.


  ( Pour écouter l'extrait): 

   

classhands2 Texte du conte complet :


 

Exercices:  

Voir les commentaires

histoire d'animaux (14) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

papyanimaux S'il te plaît, Papy, raconte-moi des histoires d'animaux !

(chapitre 14)

 

[…] Ça, c'est un merle.

Je saisis cette opportunité pour débuter une nouvelle histoire :

 

Les pies, les corbeaux et les moineaux

 

Nés depuis trois jours, les poussins écartaient les plumes de leur mère et pointaient leur bec de plus en plus souvent vers l'extérieur. Leur envie de liberté devenait primordiale et demeurait inassouvie. Rester constamment sous leur mère leur paraissait désormais inutile. Quelques téméraires s'éloignaient de quelques centimètres. Ils revenaient très vite vers leur protectrice quand un canard, une poule jalouse ou le coq passaient à proximité. Leur mère a profité d'une chaude matinée de printemps pour sortir de son abri. Elle posait un tendre regard sur ses petits, piquait ça et là dans le sol et caquetait pour rappeler à l'ordre ses poussins. Debout à l'entrée de leur enclos, je les admirais. Soudain, j'ai perçu un croassement. Il provenait du verger. J'ai observé attentivement chaque arbre fruitier et j'ai repéré un corbeau posé sur une branche de cerisier. Avec son bec gris, son plumage noir et du duvet recouvrant le dessus de ses pattes, il ne m'inspirait pas confiance. Pépère Célestin m'avait prévenu que cet oiseau de malheur capturait parfois un poussin pour nourrir ses oisillons.

[…]

 

                                                                         Dominique Mausservey

 

Extrait publié avec l'autorisation de l'auteur,  Dominique Mausservey.
© Les Editions du Sékoya - 2008
       

                                           

Eclosion d'un Poussin par kioupiou  


* Pour télécharger le texte de l'extr
ait au format PDF accompagné d'un questionnaire  cliquez sur le logo ci-contre :


*Pour télécharger une version pour malvoyants du texte et des questions  cliquez  sur le logo ci contre :




 


 

Voir les commentaires

le vilain petit canard (2) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

canard.jpg

[...] Enfin les œufs commencèrent à crever les uns après les autres ; on entendait « pi-pip ; » c’étaient les petits canards qui vivaient et tendaient leur cou au dehors.

« Rap-rap, » dirent-ils ensuite en faisant tout le bruit qu’ils pouvaient.

Ils regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes, et la mère les laissa faire ; car le vert réjouit les yeux.

« Que le monde est grand ? dirent les petits nouveau-nés à l’endroit même où ils se trouvèrent au sortir de leur œuf.

— Vous croyez donc que le monde finit là ? dit la mère. Oh ! non, il s’étend bien plus loin, de l’autre côté du jardin, jusque dans les champs du curé ; mais je n’y suis jamais allée. Êtes-vous tous  là ? continua-t-elle en se levant. Non, le plus gros œuf n’a pas bougé : Dieu ! que cela dure longtemps ! J’en ai assez. »

Et elle se mit à couver, mais d’un air contrarié.

« Eh bien ! comment cela va-t-il ? dit une vieille cane qui était venue lui rendre visite.

— Il n’y a plus que celui-là que j’ai toutes les peines du monde à faire crever. Regardez un peu les autres : ne trouvez-vous pas que ce sont les plus gentils petits canards qu’on ait jamais vus ? ils ressemblent tous d’une manière étonnante à leur père ; mais le coquin ne vient pas même me voir.

— Montrez-moi un peu cet œuf qui ne veut pas crever, dit la vieille. Ah ! vous pouvez me croire, c’est un œuf de dinde. Moi aussi j’ai été trompée une fois comme vous, et j’ai eu toute la peine possible avec le petit ; car tous ces êtres-là ont affreusement peur de l’eau. Je ne pouvais parvenir à l’y faire entrer. J’avais beau le happer et barboter devant lui, rien n’y faisait. Que je le regarde encore : oui, c’est bien certainement un œuf de dinde. Laissez-le là, et apprenez plutôt aux autres enfants à nager.

— Non, puisque j’ai déjà perdu tant de temps, je puis bien rester à couver un jour ou deux de plus, répondit la cane.  

— Comme vous voudrez, » répliqua la vieille ; elle s’en alla. [...]

Traduction par David Soldi.


  ( Pour écouter l'extrait): 

   

classhands2 Texte du conte complet :



 

Exercices:  

Voir les commentaires

le vilain petit canard (1)

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

canard.jpg L'enfance, c'est aussi le conte... Nous allons commencer aujourd'hui la lecture d'un conte d'Andersen ... Le vilain petit canard :

Que la campagne était belle ! On était au milieu de l’été; les blés agitaient des épis d’un jaune magnifique, l’avoine était verte, et dans les prairies le foin s’élevait en monceaux odorants ; la cigogne se promenait sur ses longues jambes rouges, en bavardant de l’égyptien, langue qu’elle avait apprise de madame sa mère. Autour des champs et des prairies s’étendaient de grandes forêts coupées de lacs profonds.

Oui vraiment, la campagne était bien belle. Les rayons du soleil éclairaient de tout leur éclat un vieux domaine entouré de larges fossés, et de grandes feuilles de bardane descendaient du tour jusque dans l’eau ; elles étaient si hautes que les petits enfants pouvaient se cacher dessous, et qu’au milieu d’elles on pouvait trouver une solitude aussi sauvage qu’au centre de la forêt. Dans une de ces retraites une cane avait établi son nid et couvait ses œufs ; il lui tardait bien de voir ses petits éclore. Elle ne recevait guère de visites ; car les autres aimaient mieux nager dans les fossés que de venir jusque sous les bardanes pour barboter avec elle. [...]

 

Traduction par David Soldi.

  ( Pour écouter l'extrait): 

   

classhands2 Texte du conte complet :

 

 

de la bardane:
bardane1.jpg


Exercices:  

Voir les commentaires

Simple (12) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 12: 

 

Simple veut s'échapper de Malicroix . Il demande à Madame Tabouré ,une vieille dame qui se sauve toujours , si elle veut partir avec lui, elle ne veut pas mais elle demande si elle peut rester cachée dans la chambre de Simple et elle lui donne des sous. Simple prend le train pour retourner à Paris chez son frère , il mange dans une exposition de tableaux puis aussi dans un restaurant mais il se fait exclure des deux endroits et il est perdu et atterrit dans un hôtel de passe tout près de la colocation . Madame Bardoux prévient Kléber que Simple a fugué et lui dit qu'elle le tiendra au courant. Les prostituées de l'hôtel téléphonent à Kléber qui vient immédiatement chercher Simple.

 

 

Nous avons choisi cet extrait:

 

[...] Dans la chambre212, la fugue de Simple s'organisait.

- Avez-vous des sous? demanda la vieille dame. Parce que dans la vie, il en faut beaucoup.

Cette nouvelle contraria Simple. Mais madame Tabouré sortit de sa poche quelques euros enveloppés dans un billet faisant aumônière.

- Des sous en billet! s'émerveilla Simple.

Ce cadeau lui donna une idée.

- Je vais faire monsieur Mutchbinguen.

Il passa son costume et madame Tabouré lui fit un noeud à sa cravate. Dans une poche, il enfonça monsieur Pinpin. Dans l'autre il mit le vérolair.

- Alors, tu viens pas?

- Une autre fois, dit la vieille dame. Est-ce que je peux garder votre chambre en attendant? Il y a mon grand-père dans la mienne et il fume la pipe.

- Je te donne ma chambre, madame Tabouret.

Pendant que se faisait cet arrangement en toute simplicité, un certain énervement gagnait le personnel de Malicroix. Tout le monde cherchait la fugueuse. Simple quitta sa chambre, descendit l'escalier et se retrouva dans le hall sans que personne s'en inquiète.

- Vous vous dépêchez de sortir, monsieur, fit distraitement la dame de l'accueil, on va fermer.

Simple ne se le fit pas dire deux fois. Il courut presque à la porte. Une fois dans la rue, il eut un sursaut de surprise. Il faisait nuit. [...]

 

 

Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

 

classhands2 Nous avons choisi de ne publier ni résumé, ni extrait du dernier chapitre de Simple  ...  Si vous voulez connaitre la fin de l'histoire il ne vous reste plus qu'à lire le livre, nous espérons que les extraits publiés vous en ont donné envie ...

   

Voir les commentaires

Simple (11) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 11: 

 Madame Bardoux accueille Kléber dans son bureau pour lui annoncer que son père a redemandé que Simple soit placé à Malicroix du Lundi au Vendredi. Il rentrera à la colocation le Samedi et le Dimanche. Kléber est d'accord. Quand il annonce ça aux colocataires , Enzo et Corentin ne sont pas pour, mais Emmanuel et Aria le comprennent et Aria essaye d'expliquer la décision à Simple. Kléber prépare les affaires de Simple et c'est son père qui l'amène à Malicroix, Simple ne dit rien, mais il fait le bazar et tape tout le monde à l'arrivée. Kléber demande à Zahra de l'accompagner pour aller rechercher Simple , quand ils arrivent dans la chambre ils demandent où est monsieur Pinpin et monsieur Pinpin n'a plus d'yeux. Le dimanche les colocataires proposent de s'organiser pour que Simple ne retourne pas à Malicroix et quand Kléber amène simple chez Zahra elle lui dit que la porte est ouverte pour Simple. Le dimanche Kléber va chercher du pain et quand il revient son père a «embarqué» Simple à Malicroix.

 

 

Nous avons choisi cet extrait:

 

[...] Chambre 212. Kléber entrebâilla la porte. Simple était bien là, assis sur le lit, avec son blouson mal boutonné et son sac de jouets sur l'épaule.

- Simple?Je suis là. Ohé! C'est Kléber. Tu ne me dis pas bonjour?

- Y a des serpents, dit Simple sans regarder son frère.

Du doigt, il montra les dessins de la descente de lit. Depuis que la dame l'avait habillé, il attendait en regardant les dessins sur le tapis. Zahra le secoua par l'épaule:

- Tu viens avec nous, Simple? On va à la coloc.

- C'est des serpents, murmura Simple.

- Tu veux voir Amira?

Simple releva les yeux, ses yeux bleus d'où la lumière s'était enfuie.

- On y va dit-il, le ton mécanique. J'aime personne ici.

Comme il s'apprêtait à quitter la chambre,Kléber eut l'impression d'oublier quelqu'un. Il s'arrêta sur le pas de la porte.

- Tu as pris monsieur Pinpin?

- Non.

- Où il est?

Simple se dirigea tout droit vers la table de chevet, ouvrit le tiroir et en sortit la peluche. Il la tendit à son frère. Zahra poussa un cri. Le lapin n'avait plus d'yeux.

- Qu'est-ce que tu as fait? s'écria Kléber.

- Monsieur Pinpin, il veut pas voir ça.

- Tu as gardé les yeux ?demanda Zahra.

Simple fit oui de la tête et tapa sur la poche de son blouson. On entendit tinter quelque chose.

- Aria va les recoudre, dit Kléber. Allons-y. [...]

 

Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

Voir les commentaires

Simple (10) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 10: 

Kléber est amoureux de Béatrice… Il laisse Simple chez Zahra pour l'après-midi en disant qu'il a des vêtements à acheter… Simple et monsieur Pinpin jouent à se déguiser en dame avec Amira la petite sœur sourde de Zahra. Pendant ce temps Kléber va dans la chambre de Béatrice et la serre contre lui. Quand il rentre avec Simple à l'appartement les parents de Corentin sont là, et ils sont très inquiets … Madame Bardoux, l'assistante sociale arrive aussi et personne ne comprend rien… Quand Corentin arrive, tout s'explique et elle demande à Kléber d'aller la voir le samedi suivant sans son frère. 

coeurherisson.gif  

Nous avons choisi cet extrait:

[...] Maman Yasmine, entendant la dispute, se précipita dans l'entrée.

- Ah, il est arrivé? Bonjour... Bonjour, ça va bien? Entre dans le salon.

Elle parlait fort, comme si Simple était sourd. Simple obéit en murmurant:

- Moi, j'aime personne ici.

Il tournicota les oreilles de monsieur Pinpin au fond de sa poche.

- Comment on va l'occuper? demanda maman Yasmine.

- Je veux m'en aller, moi, dit Simple tout bas.

Il restait au milieu du salon, les yeux baissés, la moue tremblante. Il ne comprenait pas pourquoi Kléber l'avait abandonné dans cette maison de filles. Un trottinement lui fit lever les yeux. Amira était entrée. La petite sourde-muette fit des signes à sa mère en émettant quelques sons gutturaux. Simple la regarda avec émerveillement. Amira était laide. On avait dû lui opérer les yeux, mais elle louchait encore un peu et elle portait de très gros verres de lunettes. Son appareillage qui lui décollait les oreilles ne lui apportait qu'un très lointain écho de notre monde. Elle fit un sourire à Simple et l'appela d'un signe de la main.

- Elle va te montrer ses jouets, dit maman Yasmine .|  

Simple emboita le pas à Amira. La petite partageait sa chambre avec Malika.

- Tu les surveilles? demanda maman Yasmine à Malika.

La fillette poussa un soupir. Surveiller un idiot et une sourde, tu parles d'un après-midi! Dans la chambre, Amira ouvrit son coffre et en sortit ses déguisements préférés, la robe de la Belle, les babouches d'Aladin, le chapeau de la fée bleue … Tous ces trésors allumèrent des étoiles dans les yeux de Simple.

- Toi, tu t'en vas, dit-il à Malika. Je joue que avec cède-là. [...]

 

Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

Voir les commentaires

Simple (9) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 9 :

 

Enzo laisse Simple tout seul dans l'appartement. Simple en profite pour tout visiter: il pique le portable de Corentin, il apporte le cahier dans lequel Enzo écrit son roman dans la chambre d'Aria et d'Emmanuel et il touche l'ordinateur et le met en panne .

Soudain il entend sonner à la porte, c'est la dame des services sociaux qui cherche monsieur Maluri … Il lui dit qu'il n'est pas là et elle lui laisse son numéro de téléphone … Le portable vibre dans sa poche … c'est les parents de Corentin qui annoncent qu'ils viennent samedi … Simple raccroche .. Quand elle rentre Aria lit le cahier d'Enzo et le trouve très bien … elle le repose dans sa chambre … Le soir Simple invente des mots et tous les autres s'y mettent et rigolent bien ...

 

  Nous avons choisi cet extrait:

[...] - Bonjour, c'est madame Bardoux des services sociaux.

Simple appuya sur le bouton et attendit madame Sossio sur le palier. Elle arriva par l'escalier, la main sur la poitrine, essouflée.

- J'aime pas ...pff... les ascenseurs ...pff. Je suis bien chez monsieur Maluri?

- C'est monsieur Mutchbinguen, se présenta Simple.

- Il y a plusieurs locataires, je crois?

- C'est les colocs, dit Simple en s'effaçant pour laisser entrer cette dame à l'arrière-train rebondi.

- Vous faisiez du rangement, je vois, dit-elle en désignant le lapin que Simple tenait à la main.

- C'est mon fils.

- Le mien aussi avait ce genre de vieille horreur comme doudou. Mais dites-moi, vous êtes un jeune papa!

- Et j'ai une fille aussi, ajouta Simple, ravi d'avoir trouvé quelqu'un pour jouer.

- Mes compliments... Euh, est-ce que monsieur Maluri est là?

Le portable se mit à vibrer dans la poche de Simple. Il tressaillit en murmurant.

- Le téphélone.

- Allô, Coco? fit une voix dans le téléphone. C'est maman.

Simple marqua un temps d'étonnement. Maman était morte. Mais peut-être, que, quand on était mort, on devenait un beaud'homme ?

- Allô, tu m'entends mon lapin?

- Ouiii! S'écria Simple en agitant les oreilles de monsieur Pinpin.

- Ça va ?

- Il fait beau.

- Ça te fait une drôle de voix, le portable …

Madame Bardoux s'écarta par souci de discrétion et jeta un coup d'œil au salon.

- Ecoute, reprit la maman de Corentin, on pense venir samedi.

[...]


Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

Voir les commentaires

Simple (8) ...

19 Novembre 2013, 10:31am

Publié par alain l.

 

simple Résumé du chapitre 8 :

  Zahra est amoureuse de Kléber.Sa soeur lui conseille d'aller le voir. Elle lui montre comment se maquiller et se faire belle ...  Zahra  prend comme prétexte de lui emmener des livres et des cahiers, mais Simple gribouille sur les cahiers de Zahra . Quand son père appelle Kléber , Kléber lui dit qu'il en a marre de Simple et monsieur Maluri propose de prévenir les services sociaux. Zahra et sa soeur reviennent voir Kléber ,  cette fois Djemilah a mis un foulard pour impressionner Kléber ... Elles rentrent dans sa chambre... 

 

Nous avons choisi cet extrait:

[...]  Kléber venait d'avoir une quinte de toux qui lui avait donné chaud. Il avait donc repoussé la couette. Simple entra sans crier gare.

- Oh, oh, il est à poil.

Les deux sœurs talonnaient Simple. Kléber les regarda entrer, stupéfait, puis se plia pour attraper la couette et la remonter. Il y eut un échange d'excuses assez embrouillées.

- Je ne veux pas te déranger, bredouilla Zahra, mais c'était pour te prévenir qu'on a un... une …

Elle ne se souvenait plus.

- Un livre, lui souffla Djemilah.

- Un livre pour le cours de philo. Je t'ai noté les références .

Elle s'approcha du lit, se pencha et posa un papier devant Kléber. Mais le garçon ne profita pas du point de vue autant qu'il aurait dû, car Djemilah le glaçait d'effroi.

- C'est ta sœur? Demanda-t-il timidement.

- Oui , dit Djemilah. Mais je suis plus pour les traditions que Zahra. C'est mon choix.

Kléber fit un signe de tête respectueux. Il avait vraiment hâte qu'elles dégagent, toutes les deux.

- Au fait, merci pour les fleurs, mais il ne fallait pas, dit Zahra en essayant une des mines pâmées qu'elle avait mises au point avec sa sœur.

- Oui, je suis désolé pour les gribouillis de mon frère.

- Quels gribouillis?

Kléber rougit. Ce fut à son tour d'avouer le forfait de Simple. Zahra feuilleta son cahier de physique. Elle était assez contrariée. Pendant ce temps, Djemilah, l'air lugubre, ne perdait pas une miette du spectacle. Kléber, fébrile et torse nu, la remuait jusqu'au fond des entrailles.

- Ce n'est pas grave, finit par dire Zahra. Je recopierai. Bon, alors, au revoir.

Kléber s'était remis à tousser. Il fit un signe de main puis enfouit sa tête dans l'oreiller, gêné, honteux, mécontent.

[...]


Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous: 

 

 

( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour  leur formidable logiciel  VoxOOFox ...  qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale ...

 

"Simple" est  un roman  de Marie-Aude MURAIL

( Extrait publié avec l'autorisation de L'Ecole des loisirs )

 

© 2004, l'école des loisirs

Voir les commentaires