le jour où j'ai raté le bus (chapitre 3) ...
Le jour où j'ai raté le bus: Le grand charabia.
Tout ça, c'est parce que j'étais très pressé de sortir du ventre de maman Brigitte. Je suis sorti un peu plus de deux mois en avance. C'est beaucoup trop tôt il paraît.
Alors, les vingt-six premiers mois de ma vie sur terre se sont déroulés dans une salle d'hôpital avec des tuyaux plantés de partout et mes parents de l'autre côté de la vitre.
Ce sont eux qui m'ont raconté tout ça parce que moi, évidemment, je ne me rappelle rien. J'étais trop petit.
Pour dire la vérité, j'étais prématuré. Comme c'est un mot difficile à se souvenir et que ça m'énerve, je préfère dire préné. C'est plus facile pour moi.
[…]
Pour écouter l'extrait lu par la voix de synthèse Pico , cliquez sur le lecteur ci-dessous:
( Merci à David Lucardi et Bertrand Lambard pour leur formidable logiciel VoxOOFox ... qui a permis de réaliser cet enregistrement de façon simple et légale
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)
"Le jour où j'ai raté le bus"
Auteur : Jean-Luc Luciani
Illustrateur : Olivier Blazy
(L'extrait du roman est publié avec l'autorisation des Editions Rageot )
Exercices:
( Télécharger extrait au format Pdf )
Le jour où j'ai raté le
bus
Le jour où j'ai raté le
bus
Le jour où j'ai raté le bus
Œdipe schlac ! schlac !
" M. Julien est un personnage imaginaire ; mais il existe et il a existé des gens qui, comme lui, ont bâti de leurs
mains des monuments fantastiques. On les appelle les "architectes du dimanche". La plupart n'ont en fait aucune connaissance particulière en architecture : ils sont ouvriers, employés des
postes, coiffeurs, maçons ou facteurs... Ils se servent de matériaux qu'ils trouvent et qu'ils récupèrent (bouteilles, bouts de ferrailles, morceaux de faïences, pierres, coquillages …) et au gré
de leur imagination et de leur fantaisie, ils construisent patiemment durant des année – et parfois toute leur vie – le monument de leurs rêves.
Œdipe schlac ! schlac !