Quand ils sont venus chercher
les communistes,
Je n'ai rien dit, je n'étais
pas communiste.
Quand ils sont venus chercher
les syndicalistes,
Je n'ai rien dit, je n'étais
pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher
les juifs,
Je n'ai rien dit, je n'étais
pas juif.
Quand ils sont venus chercher
les catholiques,
Je n'ai rien dit, je n'étais
pas catholique.
Puis ils sont venus me
chercher.
Et il ne restait personne pour
protester...
Pasteur Martin Niemoller
(1892-1984), Dachau 1942
Lettre qu'un proviseur américain avait coutume d'envoyer lors de chaque
rentrée scolaire à l'ensemble des enseignants de son établissement.
(Parue dans
Les Actes de lecture, Paris : A.F.L., n° 51, sept. 1995, p.
63.)
« Cher professeur,
Je suis un survivant de camp de concentration.
Mes yeux ont vu ce qu'aucun homme ne devait voir :
Des chambres à gaz construites par des ingénieurs instruits.
Des enfants empoisonnés par des praticiens éduqués.
Des nourrissons tués par des infirmières entraînées.
Des femmes et des bébés exécutés et brûlés par des diplômés de collèges et d'universités.
Je me méfie donc de l'éducation.
Ma requête est la suivante :
Aidez vos élèves à devenir des êtres humains.
Vos efforts ne doivent jamais produire des monstres éduqués, des psychopathes qualifiés, des Eichmann
instruits.
La lecture, l'écriture, l'arithmétique ne sont importantes que si elles servent
à rendre nos enfants plus humains. »